Fantasy,  Mes lectures

Les Enfants de la Terre

Auteur Matt Dejouy 
Saga Les Chroniques d’Olendra 
Edition Auto-édité 
Genre Dark fantasy, aventure 
Publication 7 août 2020 
Nb de pages 273 pages 
En quel honneur Service presse, je l’ai demandé par la curiosité de la quatrième et grâce à la promotion de l’auteur sur les réseaux 

Résumé : Une île. Une Colonie. Des dizaines d’esclaves creusent jour après jour. À la recherche de quoi ? Aucun d’eux ne le sait. Et les corvées continuent. Chaque jour semblable au précédent. 

Jusqu’au moment où un corps armé attaque la Colonie. Esclaves, maîtres, ils massacrent tout le monde, sans distinction. Tout le monde… sauf Keli. Caché par ses parents derrière les planches qui soutiennent le mur de leur taudis, il assiste à la destruction de son univers, et se retrouve seul.  Alors il erre, écrasé par le poids du deuil, et de celui, plus lourd encore, de la liberté. 

Car après une vie de soumission sans appel il est devenu son propre maître. À qui faire confiance ? À lui seul, avec ses connaissances inexistantes du monde d’en haut ? À l’Enfant de la Terre titanesque que tous considèrent comme un monstre ? À ces pirates qui pillent les vestiges de son passé ? Quand la vie s’effondre, les chemins qui surgissent sont parfois très étranges. 

Un récit qui m’a d’abord effrayée et en suite passionnée. Il faut savoir que cette histoire démarre en plein dans le thème de la Dark fantasy. Moi qui m’attendais à un récit d’aventure j’avoue avoir été surprise. Entre meurtre, esclavage et viol dans un espace sombre enfoui dans la terre, on peut se sentir un peu démoralisé. Cependant, j’adore cette catégorie de roman et comme pour beaucoup j’ai été happée par la psychologie et le mystère qui règne dans le récit. Je m’explique. 

Keli, le jeune esclave, se retrouve libre après avoir été caché par ses parents lors d’une attaque de la colonie (Cf résumé). De cette liberté s’entame une profonde réflexion philosophique sur la signification de la liberté et des choix que celles-ci nous donnent à faire. Chose que Keli ne connait pas puisque pour lui, être esclave était littéralement toute sa vie, quelque chose même d’horriblement naturel. Il va donc s’affronter et affronter les autres dans une quête identitaire qui m’a personnellement touchée. D’ailleurs, découvrir l’univers en même temps que son personnage principal permet de s’y attacher plus facilement et j’ai adoré ce point. 

Au-delà du côté sombre de l’histoire, on retrouve les mystères qui plaisent généralement aux amateurs de fantasy tel que des pirates, la recherche d’une cité perdue, une forêt semblant magique. Cela pour une plume très abordable qui en permet la lecture d’une traite. Même si l’auteur m’a parfois perdue dans la construction de ses chapitres, la suite permet de s’y retrouver et d’en découvrir davantage sans avoir tout deviné d’avance. Ce que je préfère dans mes lectures.  

A certain moment, ma lecture m’a fait penser à “Moitié d’Ames” dont j’ai déjà parlé sur ce blog, notamment les scènes avec les racines mouvantes et les douleurs resurgissant du passé. Mais je ne vous en dis pas plus.  

Au sujet des autres protagonistes, bon comme mauvais, l’auteur nous en fait une description précise par une vision de leur vie antérieure et nous prouve qu’au-delà de leur caractères ils sont surtout humain et qu’il n’y a pas besoin de beaucoup pour en prouver leur profondeur à tous. Nous avons le droit au passage à une petite description de l’univers qui permet de se projeter dans de futures aventures.  

C’est un roman que j’ai beaucoup apprécié, j’ai essayé de vous en montrer la construction réfléchie sans pour autant trop vous en dire sur l’histoire. J’espère que cela vous donnera envie, je vous le recommande vivement.

Quand a moi je vais sûrement bientôt me lancer dans l’autre tome des Chroniques d’Olendra pour en découvrir une autre partie de l’univers!

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