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Poussières d’étoiles

AuteurRoger Pulvers
EditionPrime reading (Amazon)
GenreHistorique
Nb de pages138
Publication2015
En quel honneurChallenge Fais Vriller ta PAL

Résumé : 1958. Dans une grotte d’Hatoma, petite île japonaise, trois corps et un journal intime sont découverts. Le journal appartient à Hiromi, une jeune fille de seize ans ayant grandi aux Etats-Unis.

Réfugiée à Hatoma lors de la deuxième guerre mondiale, Hiromi découvre un jour deux déserteurs cachés dans une grotte alors qu’elle ramasse du sable étoilé – de petits fossiles en forme d’étoiles. L’un est Japonais, l’autre Américain. Les deux hommes sympathisent malgré la barrière de la langue et, lassés de la guerre et de ses horreurs, ils se créent un espoir commun : survivre, sans plus jamais faire de mal.

Hiromi s’occupe d’eux, les nourrit et les soigne, en dépit du danger : si leur secret vient à être découvert, elle risque elle-aussi la mort pour trahison. Alors que la guerre continue de faire rage à l’extérieur, le trio survit jour après jour, à l’abri de la grotte. Jusqu’au jour où la menace pénètre cet antre de paix.

2011. Vingt ans plus tard, une jeune universitaire s’intéresse de plus près à cette histoire. Décidée à éclaircir la part d’ombre qui entoure ce lieu, elle découvre au fil de ses recherches le dénouement de cette histoire captivante d’héroïsme, en des temps où s’engager pour la paix était l’acte le plus dangereux qui soit.

Cela commence par un carnet d’une plume simple mais tendue…

Sur l’île d’Hatoma, Hiromi raconte les choses comme elles se sont passée, désabusée. Cependant, on ressent une tension palpable à des moments de la lecture ou il n’y a même pas d’action précise. Sûrement le contexte.

Pourtant cette île épargnée des horreurs de la guerre semble paisible et paradisiaque. En réalité son sort en est tout autre. Et c’est le message de ce journal. J’ai été touchée par le parcours de chaque protagoniste, notamment celui de Bob, l’un des déserteurs, l’américain. Un grand enfant de 19 ans, envoyé à la guerre, lui et son sourire encore puéril.

Il y avait une sorte de poésie qui m’ont rappelé les haïkus que j’avais étudié en cours de Japonais.

” Furuike ya ( Une très vieille mare )

kawazu tobikomu ( Une grenouille saute dedans )

mizu no oto ” ( Bruit de l’eau, plouf ! )

– Matsuo Basho

L’image des grenouilles retrouvées dans l’étang (vous lirez par vous même.) La grotte dans laquelle ils se sont réfugié était à la fois calme et apaisante, effet ressenti grâce à l’image de leur méditation. Mais face à cela, la guerre ne s’éloignait jamais, rappelée par les blessures et autres conséquences de vie injuste. Jusqu’à ce qu’elle finissent par envahir totalement la grotte…

Enfin, dernière point que j’ai trouvé très intéressant. La confrontation de la vie de Hitomi, adolescente de 16 ans en 1945 et la petite tranche de vie de la jeune universitaire, adolescente en 2001. La différence est logique, mais marquante.

C’est un roman à lire d’un traite au moins une fois dans sa vie. Il pourrait même servir de texte pédagogique pour les lycéens.

J’apprécie ce genre de roman “tranche de vie” et c’est une belle surprise de compléter mon challenge par ce petit échantillon d’émotions.

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