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La Mélansire

AuteurEstelle Fitz
EditionAlbin Michel
GenreFiction pour jeunes adultes
Nb de pages224
Publication4 septembre 2019
En quel honneurDécouverte du premier livre d’une influenceuse insta

Résumé : Avery aimait Nolan, à la folie. Et puis un jour, Nolan l’a quittée et Avery ne s’en est jamais vraiment remise. Un soir, sa meilleure amie lui porte le coup de grâce : c’est avec elle que Nolan l’a trompée et cela fait maintenant près d’un an qu’ils sont ensemble. Ravagée par la douleur, Avery se rend sur le Pont Neuf. Elle ne veut pas mourir, seulement atténuer sa souffrance. Mais quelle est cette lumière qui, au fond de l’eau, l’appelle ? Avery ne réfléchit plus et se jette dans le vide. À son réveil, elle découvre une cité fantastique peuplée par les « Mélansires » : des gens qui, comme elle, ont perdu tout espoir et ont juré d’éradiquer l’amour de la surface de la Terre. Parce qu’elle a plongé dans la Seine, Avery fait désormais partie des leurs. Elle doit renoncer à ses émotions et se rallier à leur cause. Mais est-ce vraiment ce que recherche Avery ?

Ce roman est à la fois simple et compliqué. Il décrit tout simplement une philosophie. Il se compose en deux parties suivant la protagoniste principale. Dans la première, elle souffre de l’amour qu’elle éprouve pour son entourage. Dans la seconde, elle se rend compte que c’est celui-ci qui fait sa force. Les choses ont besoin de leur contraire sinon elles ne peuvent être. C’est un équilibre. Voilà ce que dis ce roman.

Cela dans un univers aquatique particulier créé à partir d’un livre pour enfants et de l’esprit d’un homme triste. J’ai trouvé cette petite partie très touchante. J’ai compati pour le « méchant de l’histoire ».

Pour ce qui est du rythme, il peut paraître très lent au début, rapport au sentiment mélancolique d’Avery, après tout c’est un roman à la 1ere personne. Mais au fur et à mesure nous découvrons une héroïne forte de se relever, forte de se corriger et forte d’avancer. Un peu comme le processus d’après rupture. Et dès qu’elle se délivre, le roman nous emporte dans un tourbillon d’action et de révélations.

J’ai trouvé que la composition du roman était un défi pour une première autrice. Un défi de démarrer par quelque chose qu’on qualifierait de « mou » en argot pour se déstructurer d’une traite et nous offrir une fin royale.

Trois choses

– La philosophie du livre est une question à méditer. C’est un roman qui donne à réfléchir sur les réactions disproportionnées que l’on peut avoir face aux sentiments. C’est une lecture fluide et très intéressante.

– L’auteur nous laisse une marge en ne développant pas totalement ce qui permet de laisser l’esprit s’évader, la curiosité en somme, notamment sur ce concept aquatique original

– C’est un premier roman, si nous ne faisons pas avancer les projets en tant que lecteurs, qui le fera ?

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