Mes lectures

Even dead things feel your love

AuteurMathieu Guibé
EditionChat noir
GenreRoman gothique
Publicationjuin 2013
En quel honneurOffert par ma Didou

Résumé : Au terme de votre vie, à combien estimez-vous le nombre de minutes au cours desquelles vous avez commis une erreur irréparable ? De celle dont les conséquences régissent d’une douloureuse tyrannie vos agissements futurs jusqu’au trépas. Mon acte manqué ne dura pas plus d’une fraction de seconde et pourtant ma mémoire fracturée me renvoie sans cesse à cet instant précis tandis que la course du temps poursuit son inaltérable marche, m’éloignant toujours un peu plus de ce que j’ai perdu ce jour-là. Je me demande si notre dernière heure venue, les remords s’effacent, nous délestant ainsi d’un bagage bien lourd vers l’au-delà ou le néant, peu importe. Puis je me souviens alors qu’il s’agit là d’une délivrance qui m’est interdite, condamné à porter sur mes épaules ce fardeau à travers les âges, à moi qui suis immortel.

L’amour ne devrait jamais être éternel, car nul ne pourrait endurer tant de douleur.

Cela faisait bientôt 3 ans que j’avais reçu de ma Didou ce bouquin, écrit par l’homme aux cheveux dont la couleur n’est qu’un mystère chaque jour.

Je le regardais, posé sur cette étagère du salon ou je range les bouquins sur ma liste de lecture… Je me suis alors décidé qu’il était temps.

Un roman de Mathieu Guibé publié aux éditions du Chat Noir.

Il s’agit de l’histoire d’un vampire (vous allez dire : “Encore un, est-ce qu’il brille!?”) qui se bat contre la solitude (“Sans blague?”) et qui aime pendant des siècles une dulcinée qui ne pourra jamais vivre à ses côtés (“Hanhan…”).

Bon, somme toute il s’agit d’une histoire romantique sans pour autant la présence d’un triangle amoureux avec un vampire qui brille au soleil(“ouffff!”).

Ce livre se divise en 4 parties.

Tout le long, le vampire, Josiah, retrouve en lui-même son humanité qui est exprimée par l’amour qu’il porte à Abigale.

Il la cherche désespérément car elle est la seule qui lui permet de ne plus être le “monstre”.

En fin de compte, il se ment à lui-même et durant des siècles cherche les réponses à cette vie éternelle. 

Comme le résume la note de Lili Bouquine sur la 4e : “Ce livre est semblable à un long poème. Une complainte, un requiem qui s’effile avec un lyrisme macabre sur près de 260 pages.”

Ce roman typiquement gothique a fait surgir l’adolescente qui était en moi et qui recherchait un amour autant passionné que celui de Josiah. J’ai ris, pleuré, j’ai été dégoûtée et à la fois fascinée par les états d’âme du protagoniste. Je me suis presque retrouvée aussi seule que lui, assise dans mon canapé J’ai appris également qu’il faut parfois beaucoup de temps pour apprendre de ses erreurs et apprendre à s’accepter.

Ravie.

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